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Entrevue avec Mélanie Pilon | L’IPL Caron

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C’est sous la douche que Lez Spread The Word a rencontré la comédienne Mélanie Pilon mercredi dernier. Dans une ambiance décontractée… Non, ok, nous étions au tout nouveau bureau de LSTW; la douche, c’était juste pour capter votre attention.

Car de l’attention, le personnage que Mélissa Caron incarne dans la télésérie Unité 9, elle en a! « J’essaie de répondre à tout le monde dans les réseaux sociaux! », dit-elle dès les premiers instants.

Avant même que nous puissions poser des questions, nous entrions dans les discussions profondes, nous parlions du fait qu’elle était vraiment touchée de voir à quel point l’IPL Caron avait suscité l’intérêt de la part de la communauté lesbienne.

« Au départ, je ne m’attendais pas du tout au raz-de-marée que le personnage a créé, je vivais mon personnage, je ne m’attendais jamais à cela. » ajouta-t-elle, des étoiles dans les yeux.

« J’en suis fière! Fière de voir que cela amène du bon et fait avancer la cause. Je ne peux pas croire que l’homophobie puisse encore exister en 2014 », affirma-t-elle.

Elle nous révélait comment les témoignages et les encouragements de la part des auditeurs la touchaient. Jouer un rôle aussi marquant, avec le contexte dans lequel il évolue, ça oblige à se positionner soi-même. Pour Mélanie, l’homosexualité est tellement naturelle qu’elle nous a confié qu’elle n’a pas pensé une seconde à se préparer en ce sens pour le jouer.

Elle a rencontré une IPL pour lui poser des questions sur son travail, a changé son alimentation et a poussé son corps à l’entraînement plus intensif, mais l’aspect lesbien, non.

Nous étions ravis de l’entendre confirmer qu’elle vibrait de la même façon que si son personnage avait été hétéro. Qu’après tout il s’agissait de la rencontre de deux êtres humains. Certes, la peau du visage est plus douce, mais qu’elle s’est surtout abandonnée à sa nature la plus tendre, en plein cœur de la féminité.

Bon, et la scène de la douche ça s’est passé comment?

En fait, elle nous a avoué avoir toujours refusé de faire des scènes de nudité auparavant. Que tout ce qui avait pu y ressembler n’était que subjectif, car elle s’était juré que si elle choisissait de le faire, c’était parce que le « nu » avait un sens réel, justifié et appuyé. Qu’il ne s’agissait pas que d’un simple moyen d’avoir de l’impact sur les cotes d’écoute. « Je voulais que ça tienne un discours. Dans Unité 9, ça donnait un sens à la scène. Comme quoi deux êtres, corps à corps, ça élimine le rapport d’autorité et de genre.

L’amour n’a pas de sexe, mais au-delà de ça aussi, quand Mélissa enlève l’uniforme, les armes, peu importe, c’est ça qui est beau. C’est une rencontre, tu ne choisis pas avec qui tu tombes en amour. C’est peut-être plus un Roméo et Juliette moderne! »

Et concernant les commentaires des femmes sur les réseaux sociaux, du genre, parfois, disons- le, assez direct elle répond un peu timide : « Ça me met moins mal à l’aise que si un gars écrivait ça. C’est cru desfois, mais ça me fait rire. »

Mélanie a voulu jouer un personnage plus « tough ». Elle avait envie de changer de distribution. Elle nous a dit qu’elle a un côté « girlie », et aussi un côté plus « garçonne » qu’elle voulait exploiter. Sortir de la blonde, de la maîtresse ou de la « pitoune ». Elle voulait un personnage plus contenu. Pour elle, l’IPL Caron est comme un félin, elle observe, elle a une force de caractère.

C’est d’ailleurs à ce moment où je n’ai pu m’empêcher de lui avouer que la scène finale du dernier épisode me rappelait effectivement étrangement les allées et venues des tigres de Fort Boyard devant la cellule de Jeanne. Bon.

Elle recevra les textes de la saison 2 sous peu ; nous avions l’air de Cannelle et Pruneau tellement nous étions enthousiastes dans le bureau. Nous avons conclu l’entrevue, qui ressemblait définitivement plus à une discussion dynamique, agréable et légère, en lui demandant quels seraient les prochains rôles qu’elle aimerait incarner.

Top 3:

1. « Une comédie, j’adore la comédie! Je n’ai pas peur du ridicule. », à la Marc Labrèche.
2. « Truc d’époque », dit-elle en se redressant sur sa chaise.
3. « Une guerrière, avec une épée et tout le reste, j’avoue, ok, ça serait comme mon rêve », timide.

Par Émilie Summermatter

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