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Entrevue téléphonique. Je joins Camille Poliquin, la moitié du duo qui se complète avec Laurence Lafond-Beaulne. Vendredi après-midi. Un temps pour écouter leur album – Little Mourning – à paraître le 17 mars, jour de lancement où déjà plus de 2000 personnes sont attendues au Centre Phi, à Montréal. Un charmant duo qui a le vent dans les voiles. Tout le monde en convient. Une portée propulsée par les réseaux sociaux et dont les collaborations marquantes ont su construire une base solide comme le roc.

Plusieurs articles ont paru dans la dernière année; de l’encre a coulé sur le sujet. Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne, une histoire d’amitié qui nait au Cégep Saint-Laurent, au programme d’études en Musique. Aucun cours ensemble, Laurence est plus vieille. Des jasettes et elles se croisent dans les airs communs, comme ça, souvent. Rien de concret.

La tournée avec David Giguère a solidifié leurs liens. L’amitié est née quelque part entre Montréal et Sept-Îles. À ce moment, Laurence est bassiste et Camille choriste et claviériste. Milk & Bone est né, comme un enfant non planifié, comme une belle erreur de parcours, le fruit du hasard. Si le hasard existe… C’est Misteur Valaire, ce groupe que l’on connaît bien, qui a déclenché les premiers balbutiements de ce qui deviendra l’étincelle Milk & Bone. Il demande aux deux jeunes femmes d’être officiellement « lead » de la chanson « Known By Sight » et puis là, coup de foudre musical.

Vite, trouvons un nom là maintenant car juste vos noms, c’est ordinaire. « Milk » Camille, « Bone » Laurence. Déjà envisagé pour « Milk », déjà utilisé pour « Bone ». Voilà. « Le groupe a été créé pour Misteur Valaire en fait » affirme Camille, elle-même encore étonnée de la rapidité de la chose.

C’est après en campagne, loin de tout ce qui stimule mollement le cerveau, que Milk & Bone s’est donné le droit de créer. Sans distraction autre que ce qu’elles ont choisi d’amener. L’essentiel. Elle sont revenues avec la maintenant connue chanson « New York » et sont entrées en studio avec le réalisateur et ami Gabriel Gagnon qui leur avait été présenté par David Giguère. « David Giguère, révéla Camille, c’est un peu comme mon mentor sur le fonctionnement du live au Québec. Il m’a pas mal montré comment l’aspect plus business fonctionne et la conception d’un album. » L’aspect création vient du quotidien émotionnel des deux musiciennes. « J’écris ce que je ressens et Laurence aussi on s’entend tellement bien dans le sens du son qu’on veut donner à nos chansons » ajoute Camille. Milk & Bone fait dans la pop-synthé, écoute du Bjork, du Lykke Li, du Beach House et autre.

Little Mourning aura été un projet d’un an évolutif. Huit chansons écrites et réalisées au fur et à mesure. Écrites à deux, réalisées à trois avec Gabriel Gagnon. La préférée de Camille : Watch. Celle de Laurence : Pressure. « Laurence est vraiment la fan de hip hop de nous deux et elle voulait un featuring dans la chanson Tomodachi. » de dire Camille quand je lui parle de Terrell Morris. « Il a été tellement efficace ! On lui envoie notre pièce et le soir même il nous envoie ce que vous entendez sur l’album », ajouta-t-elle, ravie.

Si Milk & Bone rêve, il rêve de quoi? « Il rêve de voyager avec sa musique, que ça se passe bien à SXSW à la fin mars et qu’il additionne les rencontres pour d’éventuelles collaborations de grande qualité! » affirme Camille, les étoiles dans la voix.

Album Little Mourning dès le 17 mars sur étiquette Bonsound.
Première partie d’Ariane Moffatt.
milkandbone.mu & partout sur les réseaux sociaux.

Projet personnel de Camille Poliquin si vous en voulez plus. On comprendrait. Pour KROY, ça continue. En enregistrement d’album. Quatre spectacles prévus à la fin juillet 2015 au Théâtre Lachapelle, à Montréal.

Par Émilie Summermatter

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