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Mon espace-temps que je comprends

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Ta vie, c’est ta vie, ma chérie. Je me répète souvent dans les conversations que j’ai avec moi-même dans ma tête que le puissant dans mon rôle de parent c’est aussi apprendre à considérer, au quotidien, ta vie non pas comme la mienne, mais comme la pleine expansion de la tienne. De m’en dégager, sainement et ultra tranquillement. Ça me fascine.

Depuis que tu es née, j’apprends à doser l’expression de mes sentiments les plus grands alors que tout est exponentiel. Je calibre pour te laisser libre. Que la lave qui se produit en moi ne finisse pas par t’étouffer ou te brimer. L’amour inconditionnel que j’éprouve pour toi m’appartient après tout et je te la partage par tous mes regards et mes gestes envers toi. Tu sais comme je t’aime, de toute façon. Je veux que tu saches que la vie t’appartient, qu’il n’y a pas d’âge pour se faire dire que tu ne peux pas comprendre, car selon moi faut se donner la chance de se faire expliquer les choses, même à trois ans. Je veux que tu fasses confiance à ton instinct qui fait le bonheur autour de toi.

J’ai la responsabilité partagée avec Maman Ge fantastique de t’élever. C’est la saveur riche de ce qui nous distingue, nous. Pas si différentes après tout. Avec ton grand frère bienveillant, ta grande sœur dévouée et leur père présent. Avec tes grands-parents admiratifs, nos amies inspirantes, nos amis attentionnés et leurs enfants précieux. C’est tout ÇA notre famille. C’est notre jardin coloré. C’est un privilège d’être là, dans un bonheur aussi collaboratif.

Comme parent, je suis remplie de j’espère que qui laissent place à des j’ai confiance en toi, traversés par des le temps passe vite. Ce tourbillon est plus grand que nature, me fait sentir vivante, tellement fière.

Les pieds rassurants sur terre, le cœur gonflé, bourré d’admiration, de bonnes intentions et la tête entre les deux, je te dis merci. Cette expérience est de loin la plus gratifiante que j’ai pu connaître. En fait, je ne sais pas où et comment pourrait s’arrêter ce texte, car j’ai l’impression que je n’aurai jamais assez d’une seule vie pour tout te dire.

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Texte: Émilie Summermatter
Photos: Romy et Émilie Summermatter

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